Nouvelles / Évènement
13 mars 2019
Retour sur l'atelier d'écriture féministe et épicène

Pour souligner la journée mondiale pour la justice sociale, le 20 février dernier, l'Unité de Santé Internationale a organisé un atelier d'écriture féministe et épicène. Avec Sandrine Bourget Lapointe, animatrice de l'atelier, nous nous sommes penché.e.s sur la questions: Comment rendre nos communications plus inclusives? 

Nous pouvons toustes contribuer à rendre notre langue plus inclusive en portant une attention particulière à notre plume et à notre voix pour questionner qui est inclus.e et qui est absent.e.

Différentes méthodes ont été présentées et exercées. À titre illustratif, l'atelier a notamment couvert des méthodes de féminisation (dédoublement et accord de proximité, graphies tronquées, etc.), permettant de rendre visibles les femmes, à l'écrit comme à l'oral. L'atelier a également abordé l'écriture épicène qui, elle, permet de rompre avec une vision binaire - féminin et masculin - pour inclure toutes les identités de genre. Enfin, l'écriture politique et créative permet d'inventer des mots (ex. le pronom "ille" ou "ul") ou d'aller chercher dans l'histoire de la langue des mots oubliés (ex. autrice, poétesse et philosophesse) et qui rejoignent cet objectif d'inclusion. 

L'atelier a questionné l'idée selon laquelle le langage serait neutre et montré que le langage est politique. Le sexisme linguistique contribue notamment à "invisibiliser, euphémiser et excuser les violences faites aux femmes" (Suzanne Zacour, Michaël Lessard et al. 2017). Il a également été question d'une sensiblilisation aux risques associés au fait de mégenrer. 

Ces échanges ont eu lieu autour d'un lunch convivial, servi par le traiteur Petites Mains, à l'École de Santé Publique de Montréal. 


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