News / Testimony
6 avril 2016
CHRISTIANE NDEDI ESSOMBE NOUS PARLE DE LA COMMUNAUTÉ ÉTUDIANTE DE SANTÉ MONDIALE (CÉSM)

Quand a été créée la Communauté étudiante de santé mondiale (CÉSM)?

L’idée de la CÉSM a émergé à l’été dernier, en juin 2015. Nos premières rencontres en tant que fondatrices ainsi que les premières activités avec les étudiants en santé mondiale ont eu lieu au cours des mois qui ont suivi (en juillet et août 2015). L’officialisation de la CÉSM en tant que regroupement étudiant de l’Université de Montréal et l’élection de son comité exécutif a quant à elle eu lieu le 30 septembre 2015.

 

En tant que regroupement d’étudiants en santé mondiale, quel mandat vous êtes-vous donné?

La CÉSM a pour mission de développer un réseau d’étudiants s’intéressant à la santé mondiale dans le but de favoriser le partage des connaissances et d’encourager les initiatives tant locales qu’internationales. Elle se veut un lieu d’échange et de rassemblement qui permet aux étudiants de tisser des liens professionnels entre eux et avec les professionnels du milieu, d’organiser des activités formatrices et éducatives en lien avec la santé mondiale, et enfin d’accueillir et de faciliter l’intégration d’étudiants étrangers.

 

D’où est venue l’idée de créer cette communauté?

Les quatre fondatrices de la CÉSM, Cassi Bergeron-Caron, Claudia Bojanowski, Mary Taleh Nonde et moi-même, sommes des étudiantes en santé mondiale et des récipiendaires de la Bourse du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II – un programme qui vise à tisser un réseau dynamique de jeunes leaders en santé mondiale à l’échelle du Commonwealth. L’idée de créer un regroupement étudiant en santé mondiale à l’ESPUM faisait donc écho à cet appel au leadership autant au niveau international qu’au sein de notre communauté étudiante. Nous souhaitions que la CÉSM permette de poursuivre les échanges et les réflexions entre étudiants et professionnels en santé mondiale à Montréal.

 

Quels rôles ont joués l’École de santé publique (ESPUM) et l’Unité de santé internationale (USI) dans les démarches de création de la CÉSM?

L’USI, par l’entremise de la coordonnatrice de projets, madame Islene Lazo, a joué un rôle fondamental en amorçant la discussion par rapport à la création d’un regroupement étudiant en santé mondiale à l’ESPUM et en nous réunissant en tant que fondatrices. L’USI demeure un partenaire principal de la CÉSM, notamment pour le réseautage entre les étudiants et les professionnels en santé mondiale à Montréal.

L’ESPUM, quant à elle, accueille, soutient et encourage la CÉSM en lui offrant de la visibilité ainsi qu’un soutien logistique et technique lors de l’organisation d’évènements. Les professeurs et les étudiants en santé mondiale de l’ESPUM ont été et demeurent la principale source d’inspiration de la CÉSM en matière d’activités, de sujets de discussion ou encore de partenaires sollicités lors d’évènements.

Avez-vous rencontré des difficultés lors de la création du regroupement?

La création de la CÉSM a été accueillie avec entrain par toutes les personnes impliquées dans  le processus. Quoique certaines procédures administratives obligatoires pour la création d’un regroupement étudiant aient demandé du temps et des efforts, celles-ci ne peuvent véritablement être qualifiées de difficultés.

 

Quels bénéfices les étudiants de l’ESPUM spécialisés en santé mondiale ont-ils déjà pu retirer des activités organisées par la CÉSM?

Grâce à la CÉSM, les étudiants en santé mondiale de l’ESPUM ont pu assister, depuis juillet 2015, à des midi-conférences,  à des journées à thématiques, à des tables rondes et à des 5 à 7. Ces activités leur ont permis d’en apprendre plus sur un sujet de santé mondiale, d’obtenir des informations par rapport à leur parcours académique ou par rapport aux options professionnelles qui les attendent. Ces activités ont également été des opportunités de rencontrer des collègues et des professeurs avec des intérêts communs.

 

Pouvez-vous donner un exemple d’évènement récemment organisé par la CÉSM qui a eu un impact positif sur l’ensemble de la communauté étudiante de l’ESPUM?

Le 11 décembre dernier, la CÉSM a organisé une journée pour célébrer la Couverture sanitaire universelle (CSU).  Près d’une cinquantaine de participants ont assisté à l’évènement, incluant des étudiants en santé mondiale, des professeurs,  le doyen de l’ESPUM, Pierre Fournier, le Dr Reiner Banken, chercheur au Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ainsi que des participants affiliés à d’autres départements de l’UdeM, comme le Dr Hamani du département de sociologie. Le programme de l’évènement comprenait des présentations de professeurs, la diffusion d’un extrait du film de Malam Saguirou sur la gratuité des soins au Niger, ainsi qu’un temps de réseautage et d’échange autour de vins et fromages.

La popularité de cet évènement a illustré l’habileté de la CÉSM à mobiliser la communauté étudiante, ainsi qu’à encourager le resserrement des liens entre différentes écoles et facultés.

 

Comment voyez-vous l’avenir de la CÉSM?

La CÉSM vise surtout à être un espace d’échange, d’apprentissage et de réseautage pour les étudiants et les professionnels en santé mondiale pour les années à venir. Le prochain comité exécutif qui remplacera le comité fondateur pour l’année 2016-2017 sera élu lors de l’assemblée générale à l’automne 2016.

À la lumière des différents projets en santé mondiale en préparation, de l’enthousiasme des étudiants vis-à-vis la CÉSM, et de l'appui continu de l’ESPUM et de l’USI, je crois ne pas me tromper en disant que la CÉSM est entre de très bonnes mains pour poursuivre son mandat!

 

- Entretien mené par Isabelle Sokolnicka, responsable des communications à l'USI


Follow us